FEM : « j’aime quand ça galope »

FEM, retenez bien ce nom, si vous ne le connaissez pas encore il va falloir l’enregistrer. Il est certainement le dj le plus prometteur de la scène électro bretonne, voire de plus loin.

DJ, Producteur, membre pilier de Social Afterwork, FEM est signé sur de beaux labels comme KMS Records, Briques Rouges, Deep Movements , Bluelephant Records ou encore Qubiq Rec, Neverending Rec.

Chacune de ses sorties récoltent son lot de feedback d’artistes. Laurent Garnier par exemple, pour ne citer que lui. Ses morceaux sont joués, playlistés. FEM est invité à jouer sur de beaux festivals ou encore scènes (Trans-musicale, Astropolis, Panorama, 1988 Live Club, LC Club, I-Boat, Badaboum ou encore le Rex Club). Bref c’est ce genre de bonhomme qui nous fait dire que notre scène locale n’a rien à envier aux autres.

FEM crédit : David Antunes

FEM crédit : David Antunes

À l’occasion de la sortie de Stockyard EP, le nouvel EP de FEM. Nous lui avons posé des questions. Histoire de prendre de ses nouvelles !

Tu as sorti il y a quelques semaines, un nouvel EP. Stockyard EP. Comment s’est passée la production de cet EP ?

Le morceau Carousel je l’ai produit il y a maintenant quelques mois, il devait sortir sur l’opus Code EP mais il ne correspondait pas exactement à la ligne directrice des deux autres morceaux. Donc j’ai décidé de produire un autre morceau avec mes nouvelles connaissances de production. J’ai produit Stockyard en Septembre dernier après un petit séjour à Londres, je trouvais la cloche du Big Ben très puissante et intéressante à travailler. Je suis vraiment content du résultat et en terme de mixage ça donne exactement ce que je souhaitais.
Le Carousel est plus puissant et plus lourd. Je me suis beaucoup inspiré du travail de Flug dans la structure du morceau. Je voulais que ça grince et je suis plutôt content du résultat.

Il regroupe deux morceaux très techno. C’est définitivement ton style ?

Je ne sais pas encore si je vais me fixer sur ce style mais ça vient instinctivement donc je ne vais pas me forcer à faire autre chose pour le moment. J’aime bien toucher à tous les styles mais j’aimerais regrouper ma partie mélodique avec la techno que je produis en ce moment. Comme d’habitude j’aime quand ça galope donc pourquoi pas évoluer vers cela. J’y travaille en tout cas.

À l’écoute, c’est une techno aux sonorités industrielles, mais absolument pas dark, sombre. Quelles atmosphères sonores cherches-tu à avoir dans tes productions ?

Oui, l’avantage des sonorités indus c’est que ça reste simple à manier et c’est ultra efficace. Comme je l’ai dit auparavant ça serait cool de joindre mes mélodies à cela, sans pour autant que ce soit « too much ». C’est un juste milieu à trouver !
Je n’ai pas une personnalité dark, mais plutôt happy avec une joie de vivre donc je suis plus dans l’optique de produire du groove et des tracks dancefloor.

Pourquoi ce nom, Stockyard, il y a une référence particulière ?

Le morceau Carousel est basé sur un lead qui roule et qui reste en tête. Ça me faisait vraiment penser à un manège qui te retourne le ventre. Et pour le second morceau je voulais rester dans cette optique là, le côté mental je ne l’avais jamais vraiment exploré dans mes morceaux. Stockyard c’est plus la traduction d’un manège où tu exposes des animaux dans de grands hangars. Je trouvais sympathique de mélanger les deux univers.

FEM artwork Stockyard EP

Stockyard EP n’est pas signé sur un label et est disponible en free download. Pourquoi as-tu fait ce choix ? Est-ce un cadeau fait à ton public ?

Oui, tous les ans, à mon anniversaire j’aime offrir un morceau ou un EP. Ça me paraît normal, il y’a des personnes qui me suivent depuis maintenant 5 ans donc c’est vraiment pour les remercier car j’en serai pas là sans eux. Mais j’aimerais bien le faire plus souvent car je suis un peu contre la suprématie de Beatport. C’est mon petit FUCK à petite échelle.

Certains te considèrent comme faisant partie des nouveaux espoirs de la techno française. Nous les premiers ! Plutôt agréable à entendre… quelles sont tes impressions ?

Oui comme tu dis c’est agréable à entendre mais dangereux aussi, faut pas se reposer sur ses lauriers. Je viens de vivre l’expérience d’être moins productif et bien j’ai vu que le paysage change rapidement aussi. La musique est tellement devenue « jetable » tu peux vite rater le coche. Moi je reste dans ma bulle et je fais ce que j’aime. Il faut tout le temps travailler, ça c’est pas un secret. En tout cas je n’ai pas envie de lâcher l’affaire car j’adore mon métier.

Tu as eu beaucoup de feedback d’artistes pour cet EP et pour les précédents aussi. De jolis noms d’ailleurs (Joseph Capriati, Perc, Gregor Tresher, Behzad & Amarou) ! C’est toujours une surprise pour toi ?

Ah bah c’est super cool ! Surpris ? Oui toujours c’est pas drôle sinon. Imagine si j’étais déjà blasé … Autant arrêter tout de suite. Là où je suis très content c’est que certains me suivent depuis un petit moment, comme Tresher, et prennent le temps d’écouter et commenter. Je ne peux pas rêver mieux c’est clair.

D’autres sorties de prévues avant la fin d’année 2015 ?

Avant la fin de l’année, j’ai deux remix qui vont sortir. Le premier sortira courant Novembre pour le Rouennais IRON sur le label A-Traction Records. Dans la même lignée que Stockyard justement ! C’est un morceau très Dub Techno qui voyage et groove à mort. Le second sortira fin Novembre pour le Canadien Van Did & Lox D sur son label Grrreat Records. Ce morceau est bien plus mélodique et se construit plus dans la longueur comme je le faisais auparavant.
J’ai également 2 EPs de terminés et prêt à sortir. J’aurais plus d’infos dans les semaines à venir.

Ton agenda de dates est bien rempli pour cette fin d’année ? Où est-ce que l’on pourra te voir jouer ?

Oui les choses sérieuses reprennent ça fait du bien !
On organise avec Social Afterwork la venue de Mr Stephan Bodzin et le premier set de Trunkline (Madben/Yann Lean) dans l’ouest, le 21 novembre au 1988 Live Club à Rennes. (event FB)
Un petit before de cette soirée à la Chaumière de St Lunaire le 6 Novembre.
Je suis de retour à Paris début décembre aussi. J’aurais plus d’infos à venir.
Une très belle soirée au Coatelan à Morlaix, mi décembre, en compagnie de Kink et Quentin Schneider. Enfin peut être retour à Nantes fin Décembre …

Merci FEM d’avoir répondu à nos questions !

Merci pour l’interview et à très bientôt 😉

fem et quentin schneider credit gratuitpourlesfilles.fr

FEM et Quentin Schneider crédit : gratuitpourlesfilles.fr

Corentin

CO-FONDATEUR / Pur produit Nantais, passionné de musique , amoureux de Nantes et de ses talents multiples.

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