Voyage au pays d’Orient avec le dernier EP de Fujere

Fujere revient avec EP Pelican Pearl, un nouvel opus, signé sur Franche Records, le label qu’il a fondé. Entre musique électronique et musique orientale, l’artiste nous offre, un voyage sonore au fin fond du désert.

Nous suivons l’avancée de Fujere depuis un certain temps dans le Cosmic Show et c’est toujours un plaisir d’écouter ses productions.

Après Spore Club, son premier EP sorti en 2014, ainsi que plusieurs remixes, c’est au tour d’un second opus de voir le jour. Cette fois-ci pas d’influence tropicale comme dans Spore Club. L’ex membre d’Awonk s’attaque aux musiques orientales avec une pointe d’Acid Music. Le résultat fonctionne très bien ! On se laisse très vite bercer par les vocales aux accents Arabes, par les sons du Luth ainsi que les percussions très présentes dans les 3 morceaux de EP Pelican Pearl. Un bel hommage fait par celui qui puise sa créativité musicale dans les éléments naturels (Non il ne compose pas nu avec sa guitare, contre un arbre tel Francis Lalanne)

Nous avons voulu en savoir plus sur cet EP, sur ce qui nourrissait sa créativité, ses influences et ses projets !

Ep Pelican Pearl Fujere

CS : Tu viens de sortir EP Pelican Pearl, ton nouvel Ep. Drôle de nom ! Il a une histoire particulière ?

F : J’ai appelé l’EP Pelican Pearl, car le morceau du même nom a été le pilier de ce projet, par sa symbolique et le déclic qu’il m’a apporté par rapport à mes envies de découvertes et d’expérimentations sonores et culturelles. Au départ ce morceau avait une grande partie avec un synthé très aérien et j’imaginais des nuées d’oiseaux voler quand je l’écoutais. Une migration en masse vers un horizon nouveau, avec un nouveau climat, un nouveau ciel, une nouvelle végétation. Et c’est le pélican que j’avais en tête. Je le trouve majestueux et je n’en ai jamais vu, alors mon inconscient s’est projeté dans un univers marin à base de pélicans, d’eau turquoise et de tranquillité. La perle c’est pour cet inconnu justement, cette envie d’ailleurs, chérir le voyage, matérialiser son caractère précieux. L’image d’une perle rare dans le grand bec d’un pélican m’est alors apparue comme une image parfaite du voyage et de l’inconnu que j’ai envie d’explorer.

CS : Tu as voulu rendre hommage aux musiques orientales. Pourquoi ce choix ?

F : Car depuis quelques années déjà, les sonorités et mélodies arabes m’ont beaucoup inspirées dans ma musique, je trouve la musique arabe très différente, elle fait voyager, elle met dans une transe poétique, on s’imagine des contes dans le désert, des danses et des fêtes. Dans mon ancien groupe, Awonk, j’intégrais déjà des synthés puisant dans l’univers arabe et j’ai voulu augmenter l’expérience, en construisant tout un EP autour de l’orient, qui est pour moi une source d’inspiration incroyable de par son histoire et sa culture.

CS : D’où t’es venu l’idée de combiner musiques électroniques et sonorités orientales ?

F : Comme je l’ai dit juste avant, j’expérimentais déjà ce mélange dans mon ancien groupe, en intégrant des sonorités arabes dans de la musique électro/techno, c’est un mélange que je trouve très efficace et puissant. Et les frontières entre les différentes cultures musicales à travers le monde s’effacent de plus en plus, même si ce n’est pas nouveau, de nombreux artistes exploitent ces richesses sonores comme Acid Arab, Fakear, Samifati, ou Legowelt par exemple.
C’est un mélange efficace et très complémentaire en fait. Les sonorités électroniques nourrissent très bien les sonorités traditionnelles orientales et inversement.

CS : L’EP regroupe 3 morceaux. Comment as tu construit EP Pelican Pearl ? Quelle atmosphère as tu voulu créer ?

F : Pelican Pearl raconte un peu l’histoire d’une évasion dans un monde légendaire dans le désert nuptial, à travers des rituels spirituels ou chamaniques qui permettent à l’esprit de se détacher du corps et de vivre une expérience augmentée de la vie.
Black Sand c’est le morceau sombre, c’est la traversée d’un homme à travers les dunes et les montagnes, un voyage difficile qui le place devant des péripéties, et des défis personnels qu’il doit surmonter s’il veut survivre à son périple.
The Wind Rises c’est la symbolique du départ, c’est l’enfant qui quitte sa famille et son village pour aller conquérir le monde, sauver son peuple, trouver son maitre, changer son destin… C’est un départ tragique, mais déterminé, qui évoque le destin, le voyage, et l’espoir

Tout cet EP pourrait constituer différentes étapes d’un long voyage d’un même héros à travers l’Orient, qui le conduit à se découvrir lui même et à explorer le monde.

CS : Dans EP Pelican Pearl, il y a des sonorités qui m’ont fait penser aux productions d’Acid Araab. Tu te reconnais dans leurs tracks ?

F : Totalement, j’aime beaucoup leur univers mêlant l’acid et la musique arabe, et à vrai dire le fait de voir que les gens étaient réceptifs à ce mélange m’a apporté une motivation en plus pour me lancer dans mon projet.

CS : Tu as un rapport particulier avec la nature, le monde qui nous entoure et avec les éléments. Ton nom en est un bon exemple. Cela t’inspire ?

F : Oui beaucoup, tout est potentiellement une inspiration pour moi, que ce soit dans la musique ou l’écriture. Des textures, des sons ou des images qu’on trouve aussi bien dans la nature que dans la ville, peuvent m’inspirer des univers qui m’inspireront des morceaux.

CS : L’EP est sorti sur Franche Records, le label que tu as co-fondé avec Dalyah. Quoi de neuf chez vous ?

F : Pas mal de choses ! On prépare un concept de soirées qu’on lancera bientôt, et on avance respectivement dans nos univers musicaux et visuels, on va sortir bientôt des clips.

CS : D’ailleurs lui aussi a sorti un LP. Rien de prévu ensemble pour le moment, pas de co-production ?



Pour le moment non mais l’idée nous a souvent effleuré, donc peut-être qu’un projet commun sortira dans quelques temps !

CS : Vous avez des dates de prévues ?



F : On jouera tous les deux en Janvier 2016 à Angers.
Je me concentre plutôt sur mes productions en ce moment et à la préparation d’un live, je pense que dans la deuxième moitié 2016 je recommencerai à jouer mais je me ferai très rare avant.

CS : 2016 s’annonce comment pour vous ? Des actualités à venir ?

F : Des clips à venir, des soirées concepts qu’on organisera avec Franche, un EP pour Dalyah, et un EP pour moi au printemps, dans un esprit toujours d’influences variées puisées à travers le monde, et un live plus tard dans l’année.

Fujere

Corentin

CO-FONDATEUR / Pur produit Nantais, passionné de musique , amoureux de Nantes et de ses talents multiples.

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