Social Afterwork, 4 années passées dans les clubs

Depuis quatre ans, Social Afterwork fait danser les clubs de Bretagne. Quatre années de passion consacrées à la musique électronique. Cette date d’anniversaire était l’occasion pour nous de revenir sur l’histoire du collectif avec les membres qui le compose.

Social Afterwork fête ses 4 ans en organisant deux soirées, dans deux villes à une semaine d’intervalle. Le Co2 et le 1988 Live Club de Rennes, accueillerons le 26 février puis le 4 mars, les membres du collectif. Le line up de ses deux soirées est alléchant, de belles têtes d’affiches venues de pays lointains, mais également des artistes locaux. Une affaire de potes bretons depuis 2012 !

Simon, Quentin, Romain, Edouard et Baptiste, les 5 membres de Social Afterwork nous ont accordé une longue interview.

Vous soufflez cette année vos 4 années d’existence. Rétrospectivement, comment vous voyez l’aventure Social Afterwork depuis sa création ?

Simon : Ça a été bénéfique pour nous tous je pense. J’ai beaucoup « grandi » avec l’association, j’ai appris beaucoup de choses de la vie associative : la vie de groupe, l’esprit d’équipe, la communication des évènements, la découverte d’univers musicaux différents avec les autres djs du collectif. Ça n’a été que bénéfique pour moi.

Quentin : Pour moi, ça a toujours été une histoire de passion et de fêtes avec les copains. C’est un projet qu’on a développé en parallèle de nos études depuis 4 ans, un projet qui nous tient tous à cœur depuis le début, où l’on a passé beaucoup de temps pour faire évoluer Social Afterwork, avec une réelle envie de faire bouger les choses dans nos villes et notre région. On a rencontré beaucoup de monde à travers l’association, des artistes évidemment mais pas que, et petit à petit cette aventure a grandi avec nous, et pas que dans notre région, comme on l’imaginait. Par exemple, Tsugi nous considérait en 2014 comme une des 10 associations à suivre cette année là en France. C’est toujours plaisant de recevoir des feedbacks de la part de magazine comme ça, preuve que l’aventure qu’on a commencé entre copains vaut la peine d’être continuée, et qu’aujourd’hui après 4 ans d’existence, on continue à la faire évoluer avec toujours autant d’envie et de passion !

Romain : C’est vrai que ça fait déjà 4 ans. Je me rappelle encore des toutes premières réunions à tâtonner, se demander comment faire. Le collectif et la manière de travailler a évolué. Il ne suffit pas forcément d’être pote pour réussir à travailler ensemble. Là on agit vraiment comme une famille soudée, on sait comment on travaille et ce qu’on doit faire : on s’aide, on se questionne et tout roule, c’est productif. Social Afterwork a été un moteur de développement personnel pour ma part, qui m’a permis d’évoluer en parallèle de mes études. D’un point de vue humain, il y a eu tellement de belles rencontres, de rêves réalisés, au final tellement d’émotions diverses et de bons souvenirs avec les artistes ou avec le public que ça donne de nouvelles idées. Avec une équipe qui roule, et de nouvelles idées, je crois qu’on est parti pour encore quelques années au moins !

Edouard : Riche et intense. Il y a eu beaucoup de chemin parcouru en 4 ans mais on a toujours voulu avant tout se faire plaisir, et cela reste notre principal moteur. C’est avant tout une histoire de potes et de passion commune. Le collectif a pas mal bougé depuis le début, je pense à Cabos San Lucas, Pandi Groove (Cami maintenant) ou Djoh Dellinger qui sont partis vers d’autres horizons (géographiques ou artistiques), mais chacun a apporté sa pierre pour construire ce qu’est l’association aujourd’hui. Tous ont contribué à l’histoire de Social Afterwork et j’ai hâte d’écrire les prochains chapitres !

Baptiste : Moi c’est un petit peu particulier. J’ai suivi le collectif depuis sa création et j’ai eu la chance de croiser leur route il y a 3 ans quand ils cherchaient à mettre davantage en avant les arts graphiques. Plus que de très belles rencontres avec des artistes qui nous inspirent, des liens forts et une relation de confiance tissés avec les membres du collectif, l’aventure Social Afterwork m’aura donné la possibilité de m’exprimer graphiquement dans le milieu qui me passionne et m’aura permis une liberté quasi totale dans tous mes délires créatifs, que ce soit pour l’identité visuelle de l’association, sa communication ou bien les scénographies développées lors de nos évènements.

Social Afterwork

FEM et Quentin Schneider / Crédit photo : gratuitpourlesfilles.fr

Pour marquer le coup, deux boums d’anniversaire sont organisées, sur Nantes le 26 février (Co2) puis sur Rennes le 4 mars (1988 Live Club). Vous pouvez nous en dire plus ?

Simon : On a toujours aimé faire les soirées avec les copains, et ce sera l’occasion de partager le plateau à Nantes avec une bonne bande de potes. Pour Rennes, ça restera de la découverte pour moi, j’ai vraiment hâte de voir Matrixxman et Culoe de Song !

Quentin : C’est simplement les deux villes où l’on a été le plus actif cette année avec l’association, si on met de côté notre croisière au Festival Astropolis à Brest l’été dernier. A Nantes à l’Altercafé et au Lc Club, avec Alan Fitzpatrick, Voiski, Gary Beck et Jonas Kopp. A Rennes au 1988 Live Club avec Josh Wink, Marst, Stephan Bodzin et Trunkline.

Romain : Rennes, Nantes, deux plateaux vraiment différents, les potes : ce sont vraiment tous les ingrédients que l’on voulait mettre en place pour fêter cet anniversaire et qui reflètent ce qu’on aime partager.

Edouard : L’anniversaire est un peu plus tardif cette année, qui est normalement en janvier, mais on a vraiment voulu le fêter avec les deux villes et les deux publics qui nous ont vu grandir. C’est notre façon de remercier tous ceux qui nous ont soutenu ! Les aléas du calendrier ont fait que cela sera
fait en mars mais on a ainsi l’occasion d’offrir deux plateaux complètement différents et innovants.

Baptiste : Pleins de copains qui font la scène locale actuelle, des artistes qu’on adore, un seul mot d’ordre le groove ! On va tenter encore une fois avec l’Outre Prod de proposer quelque chose de nouveau dans le découpage de l’espace des différents lieux et de jouer sur des ambiances graphiques cohérentes avec les différents plateaux.

Event Facebook Co2 (26/02) ici
Event Facebook 1988 Live Club ici

Social Afterwork 4 ans Co2

Vous vous êtes fait plaisir sur les guests. Paul Johnson pour le Co2 et Culoe De Song, Matrixxman et Ambivalent pour le 1988 Live Club, pourquoi ce choix d’artistes ?

Simon : Je joue énormément le morceau Protocol de Matrixxman. Pour moi, c’est vraiment la techno de l’avenir, ça groove à mort et c’est tout ce que j’aime.

Quentin : On se fait toujours plaisir sur les artistes invités qui sont présents à nos évènements ! Le choix des artistes, c’est toujours après de longues discussions entre nous que ça se décide. Pour le plateau de Rennes, c’est Romain qui a proposé ces artistes-ci. J’ai été bluffé par le set de Culoe De Song à la Lost In The Moment au Château de Vincennes, pour moi ça a été le meilleur set de la journée après celui de Âme. Ambivalent est un très bon copain de Josh Wink, il nous en avait parlé quand il était venu en juin dernier, c’est d’ailleurs le seul artiste qui accompagnait le boss de Ovum pour les 20 ans du label à Concrete l’été dernier. Je pense qu’on peut attendre beaucoup du set d’Ambivalent vu son passif avec Richie Hawtin chez Minus, et ses alias dont LA-4A. Il ne faut pas non plus oublier le Sonic Crew, ces pionniers du Festival Astropolis, le plus vieux festival de musique électronique en France… Ces 3 mousquetaires retournaient déjà les dancefloors alors que j’avais même pas 5 ans. C’est un honneur de les inviter pour cet anniversaire. Et puis il y a Clarkent, qu’on connaît surtout sous son projet Blutch. Un projet nouveau pour lui, sa première date en club sous ce projet il me semble, mais si sa techno est d’aussi bonne qualité que sous son premier projet, ça promet d’être vraiment hyper cool.
Pour Nantes, Paul Johnson est un artiste que j’ai toujours apprécié, le morceau « Get Get Down » a été un des premiers morceaux que j’ai du jouer, à l’époque où les « anciens » de Quimper me faisaient découvrir les morceaux sur lesquels ils dansaient dans le club mythique qu’était le « Calao ». Je ne pensais pas qu’il tournait encore, et puis j’ai vu son nom sur un line up du Badaboum récemment… Je trouve que les nantais accueillent toujours bien ces légendes américaines, on en a vu quelques unes aux Get Horses, Wrong, Paradise et Chronic. On a profité de ce 4ème anniversaire pour le faire venir spécialement de Chicago !

Romain : D’un côté on a la house et la ghetto funk de la machine à tube Paul Johnson (d’ailleurs son set au Badaboum était mortel !). De l’autre, à Rennes, on a des artistes beaucoup plus méconnus du public Français. C’est vrai que Matrixxman par exemple, on avait été bluffé par son EP The XX files avec le fameux titre Protocol. Je voulais vraiment voir ce type, et j’en ai eu l’occasion lors d’un voyage à New-York. Il m’a littéralement scotché avec ce son techno hyper aliénant dont lui seul a le secret. Concernant Ambivalent… Ce mec est impressionnant sous tous ses alias. C’est un artiste qui mérite d’être beaucoup plus mis en lumière comme c’était le cas chez Minus. Il va en surprendre plus d’un !
Au sein de l’Asso on a des goûts communs qui sont assez forts. On a tous grandi aux sons de St Germain et on est tous impressionnés par le travail d’Innervisions, le label de Dixon & Âme. Aujourd’hui, Culoe de Song est un des meilleurs représentants de cette house aux accents exotiques qui te fait voyager ! Légende en Afrique trop peu présente en France… Alors le voilà !

Edouard : Personnellement, j’ai une grosse période house en ce moment, et mon principal fournisseur de tracks c’est Romain, qui m’abreuve de bonnes pépites, c’est lui qui m’a fait découvrir Culoe. J’ai complétement accroché et j’ai très hâte de le voir en live ! Paul Johnson, dont le groove berce mes trajets quotidiens, s’inscrit dans notre volonté de faire venir jouer dans l’Ouest des Légendes, des artistes qui ont été des pionniers de la musique électronique comme Josh Wink en juin dernier.

Baptiste : C’est un choix finalement assez cohérent avec l’esprit du collectif. Essayer de faire honneur aux légendes qui nous ont toujours fasciné, aux artistes novateurs et à nos coups de coeur qu’on aimerait voir plus dans le coin.

On a l’impression que ce quatrième anniversaire est une affaire de potes, le line-up d’artistes locaux en est un bon exemple. Est-ce le cas ?

Simon : Comme je le disais, c’est vraiment ce qu’on voulait pour cet anniversaire. Le but étant de s’amuser entre copains.

Quentin : Oui et ça l’a toujours été. Depuis nos début, on essaye de promouvoir un maximum les copains et les artistes locaux. Par exemple à l’Altercafé en 2013, on avait lancé les « GOOD EVENING », une résidence estivale où pas moins de 40 artistes de la région étaient présents. Cette année, on n’a pas eu l’occasion d’inviter beaucoup de copains à cause des formats qu’on avait, sur une seule scène. Pour l’anniversaire, on a 2 plateaux à Rennes et Nantes, donc ça nous laisse beaucoup plus de liberté, et on en a profité pour réinviter des copains comme on faisait à nos débuts !

Romain : Un anniversaire avec les copains et qui plus est, c’est cool qu’ils représentent la diversité artistique du grand ouest.

Edouard : Social a toujours été une affaire de copains avant tout. L’anniversaire c’est vraiment l’occasion de remercier les potes et ceux avec qui on a grandi. La scène électro locale est un peu comme une grande famille et cela nous fait plaisir de célébrer cet évènement avec eux.

Social Afterwork 4 ans 1988 Live Club

Deux fêtes dans deux villes à une semaine d’écart. Quelle relation entretenez-vous avec Nantes et Rennes ?

Simon : Rennes, c’est ma ville d’adoption. J’y ai vécu plusieurs années, et j’adore jouer à Rennes. Nantes, à chaque fois que j’y vais, c’est de la folie !

Quentin : J’habite à Nantes depuis 4 ans, j’ai été directeur artistique à l’Altercafé, puis j’ai travaillé récemment chez Paradise Prod. Donc je suis très attaché à la scène locale pour y avoir contribué à mon niveau en les invitant sur divers projets, je ne me vois pas arrêter d’organiser des évènements dans « ma » ville… Pour Rennes, j’y ai fait ma première date en tant qu’invité là-bas avec l’association Boogie Night, qui est aussi derrière le projet Made. Festival. Depuis, j’y joue régulièrement, j’aime beaucoup la ville et le public rennais ! Forcément le fait que des membres de l’association y habitent, ça tisse des liens avec la ville.

Romain : J’ai été nantais pendant quelques années aussi. C’est à Nantes que Social Afterwork est né. Mais on naviguait beaucoup entre Rennes et Nantes pour voir les copains jouer. Même si les premières soirées électroniques, je les ai faites à Quimper, c’est à Rennes et Nantes que j’ai commencé à vraiment m’épanouir musicalement.

Edouard : Comme Romain, j’ai été nantais pendant mes études supérieures, c’est là que Social Afterwork a germé dans nos esprits, sur les bancs de l’école en quelque sorte. Rennes, c’est la ville ou l’on a retrouvé un second souffle il y a deux ans, après une période moins active. On y a trouvé une nouvelle dynamique et un nouveau public avec qui partager notre passion.

Baptiste : Deux villes différentes mais qui se ressemblent dans le partage et le plaisir de la fête. J’ai habité très longtemps près de Lorient et j’ai toujours côtoyé Nantes étant plus jeune, mais ce n’est que depuis quelques années que j’ai découvert sa scène musicale. Rennais d’adoption depuis le début de mes études supérieures, c’est toujours un grand plaisir de pouvoir y développer des évènements. C’est vraiment un petit village que j’adore !

J’ai l’impression que les scènes locales s’essoufflent un peu. C’est aussi votre ressenti ?

Simon : La nouvelle génération arrive tardivement, il y a beaucoup de talent mais ils ne se mettent pas en avant et c’est bien dommage. Il n’y a plus beaucoup de loups solitaires, et tout se joue avec des associations. Mais je ne me fais pas de soucis, il y a un bel avenir en Bretagne.

Quentin : Question complexe où l’on pourrait débattre longuement je pense… En ce qui concerne Nantes, je trouve que ces deux dernières années ont été tellement dynamiques avec la création de plein de collectifs dans la même période et l’ouverture d’un nouveau lieu, qu’aujourd’hui on a peut-être l’impression que ça s’essouffle un peu. Je pense qu’on a simplement une dynamique différente de celle qu’on a vécu. Parce que finalement : il n’y a jamais eu autant de soirées à l’Insula, le CO2 cartonne tous les vendredis, l’Altercafé est toujours un lieu de qualité du jeudi au samedi, l’Opium propose aussi une programmation intéressante sur un créneau peut être différent, on voit une scène plus « hardcore » s’épanouir au Mojito et au Floride et tu as aussi d’autres lieux dans le centre comme le Kitkat bar, le Corneille ou les Koloc’s. Finalement, on a toujours une offre intéressante tous les weekends, il y a juste moins de « headliners » sur ces soirées et on va plus souvent retrouver des artistes locaux sur les line-up… Parallèlement à ça, et comme le dit Simon, je pense aussi qu’il y a beaucoup d’artistes dans le pays nantais, mais qu’ils n’osent pas forcément sortir de leur chambre ou bien qu’ils n’arrivent pas à trouver de dates pour s’exprimer publiquement, mais ça a toujours été une problématique. On a eu une année hyper riche et dense en terme d’évènements électroniques, avec du gros guests à tout va qu’on en a peut être oublié un peu les « nouveaux ». C’est aux programmateurs de se positionner et de les aider en leur donnant une chance… A l’époque où je bossais à l’Altercafé, je laissais ces « nouveaux » s’exprimer les mercredis soirs et en début de soirée ou pour des apéros mix. Ce n’est pas la date de leur rêve, mais ça permet de se lancer, de se faire voir, de se faire écouter et pourquoi pas rejouer par la suite pour des personnes qui ont aimé leur musique. C’est ce qui arrivait très souvent ! Le printemps et l’été arrivent, on va peut être avoir de belles surprises en terme de fêtes et de line up…

Romain : Je porte un regard un peu extérieur a tout ça, étant donné que je suis sur Quimper. Je vois beaucoup de nouveaux collectifs dans d’autres villes, je pense à The Submarine Project, TBD à Brest, des nouveaux festivals comme le Made festival à Rennes, le Leonard Wanderlust à Guingamp ou Bargain dans le sud Finistère. Je trouve que la scène est encore bien dynamique personnellement.

Edouard : J’ai également un regard un peu extérieur étant maintenant sur Paris mais je pense aussi que ce ressenti d’essoufflement est certainement du fait de l’explosion de la scène électronique depuis deux ans. Il y a peut-être un phénomène de « creux de la vague » actuellement mais il suffit d’attendre la prochaine pour surfer à nouveau et s’éclater. Et j’ai beaucoup d’espoir dans des collectifs et labels pour UnPeuDeHouse ou RecordDeep pour incarner ce renouveau.

Baptiste : Comme je ne suis pas vraiment qualifié pour parler de la scène nantaise, je rejoins complètement Romain sur ce point là.

Comment s’annonce 2016 pour Social Afterwork ? De nouveaux projets vont voir le jour ?

Simon : On va garder notre ligne de conduite. Pour ma part, je vais continuer à travailler. On va continuer à faire de belles soirées.

Quentin : Pour le moment, on se concentre sur les 4 ans, car c’est énormément de travail en amont pour essayer que tout soit au mieux pour que les personnes présentes passent une pure soirée comme on l’espère ! On a aussi une date programmée à l’Altercafé en avril, avec un artiste encore assez méconnu il y a 6 mois, mais qui a fait énormément parler de lui dernièrement avec un remix qui a été joué par tous les plus gros djs du genre : Dixon, Solomun, Ame, Sven Vath, Maceo Plex… Je suis hyper content de le faire venir à Nantes car il fait parti d’un de mes labels préférés ! Pour le reste, on y travaille et il y pas mal d’idées… 🙂

Romain : On a toujours plein d’idées, plein de projets en tête. Après l’anniversaire, on se réunira, nous en discuterons et on verra si ça peut prendre forme.

Edouard : Nous avançons étape par étape, l’organisation de cet anniversaire était un gros morceau ! On doit se réunir au printemps pour donner forme à nos multiples notes et débriefes de réunions d’asso. Mais on a de belles idées dans les tuyaux pour cet été !

Baptiste : Petit à petit des choses vont se concrétiser, d’autres non… Mais on va toujours essayer de faire évoluer les choses et de continuer à se faire plaisir.

Social Afterwork 1988 Live Club

JOSH WINK avec les membres de Social Afterwork / Crédit : gratuitpourlesfilles.fr

Certains collectifs se transforment en label. Vous y pensez ?

Simon : Ouvrir un label peut être intéressant, on y pense mais c’est beaucoup de travail, et on n’a pas non plus envie de trop s’éparpiller. Notre but premier est d’organiser des soirées.

Quentin : Oui c’est forcément une question à laquelle on a pensé, mais c’est une autre face de la musique que je ne connais pas. Il y a des personnes qui savent le faire parfaitement. Et puis, un artiste quand il signe sur un label, il souhaite avoir des retombées derrières : des ventes, des dates, des feedbacks, parfois une release vinyle, etc. Lancer un label pour en lancer un sans pouvoir assurer une bonne distribution et une promotion, je ne vois pas l’intérêt et je considère ça comme un manque de respect vis à vis de ces artistes là. Dans ces cas là, autant mettre ton titre en téléchargement gratuit sur Internet et tu auras les mêmes retombées si le morceau est bon. Donc c’est peut-être quelque chose qui arrivera pour nous, mais ce n’est pas d’actualité, c’est un projet qui doit murir…

Romain : Ça a été évoqué plusieurs fois effectivement. Ce qu’on fait avec Social Afterwork on le fait par passion et l’organisation de soirées nous prend déjà beaucoup de temps. La gestion d’un label nécessiterait encore du temps pour bien faire les choses. Si on pouvait avoir des journées de 36h pour pouvoir concilier vie professionnelle et associative, peut être qu’un label aurait déjà vu le jour !

Edouard : C’est un développement que l’on a envisagé mais il nous faudrait agrandir le bureau et avoir de nouveaux passionnés qui s’occuperaient uniquement de cette activité.

Dans le Cosmic Show, on espère secrètement des co-productions futures entre Quentin Schneider et FEM. Il y a des chances d’en entendre en 2016 ?

Simon : Et bien oui, tout est dans les tuyaux, on a 2 EP et 2 remix de terminés et ça devrait sortir très prochainement.

Quentin : On a passé plusieurs jours dans le studio avec Simon ces dernières semaines… Pour ceux qui viennent nous voir jouer, vous les entendez puisqu’on les joue ! On va voir ce que l’avenir nous réserve… 🙂

Romain : En boucle dans mon IPod

Baptiste : A l’image de leurs sets, c’est de la grosse balle <3

Merci le Cosmic Show !

Corentin

CO-FONDATEUR / Pur produit Nantais, passionné de musique , amoureux de Nantes et de ses talents multiples.

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